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Royaume-Uni : Après Boris Johnson, une nouvelle Première ministre toujours aussi hostile aux migrants

La très libérale Liz Truss est devenue mardi la nouvelle Première ministre britannique, succédant à Boris Johnson. En termes de gestion des arrivées de migrants via la Manche et d’accueil des demandeurs d’asile au Royaume-Uni, elle devrait perpétuer la politique ferme de son prédécesseur.

Au Royaume-Uni, la relève de Boris Johnson, père du dispositif d’expulsion des migrants vers le Rwanda, est assurée. La très libérale Liz Truss est devenue ce mardi 6 septembre la troisième femme à diriger le gouvernement britannique, après Margaret Thatcher et Theresa May, au terme d’une campagne très à droite.

La nouvelle Première ministre britannique, 47 ans, qui a promis de gouverner « comme une conservatrice », s’est notamment démarquée de ses adversaires sur les baisses d’impôt. Elle va entrer au 10 Downing Street dans un contexte économique et social explosif, marqué par une inflation qui dépasse les 10%, une hausse exorbitante des factures d’énergie prévue à l’automne et des grèves qui s’étendent.

Mais un autre sujet brûlant attend Liz Truss : celui des arrivées irrégulières de migrants par la Manche, sans cesse plus nombreuses. Sur ce dossier, la quadragénaire ne devrait pas se départir de la politique menée par son prédécesseur.

Farouche partisane de l’accord avec le Rwanda
Liz Truss a d’ailleurs promis, non seulement de poursuivre, mais de mettre les bouchées doubles en ce qui concerne la mesure phare – mais toujours au point mort – de l’ancien gouvernement contre l’immigration illégale : les expulsions de migrants vers le Rwanda.

Preuve de son zèle sur le sujet : durant l’été, Liz Truss, alors secrétaire d’État aux Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, avait été accusée d’avoir sciemment retardé la publication d’un rapport sur les droits de l’Homme, qui comportait des critiques sur la situation au Rwanda, afin de ne pas mettre en péril cet accord.

>> À (re)lire : Royaume-Uni : quand les autorités sous-traitent le sauvetage de migrants à des sociétés privées

La justice britannique a commencé lundi à examiner les recours déposés par des associations devant la Haute-Cour de Londres contre ce projet hautement controversé. Espérant lutter contre ces traversées à bord de petites embarcations en constante augmentation et réaliser l’une des promesses du Brexit en luttant contre l’immigration clandestine, le gouvernement conservateur a conclu en avril un accord avec le Rwanda.

Ce dispositif d’expulsion avait ensuite été validé par les tribunaux britanniques qui avaient débouté des associations s’y opposant. Mais le 14 juin, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) avait empêché in extremis le décollage du premier vol à destination de Kigali, estimant que la justice britannique devait en examiner la légalité dans le détail.

Suite à ce revers, le gouvernement, déterminé à avoir les mains libres en matière d’immigration, avait présenté au Parlement un projet de loi « Bill of Rights » (déclaration des droits) permettant d’outrepasser cette juridiction veillant au respect de la Convention européenne des droits de l’Homme.

La très libérale Liz Truss est devenue mardi la nouvelle Première ministre britannique, succédant à Boris Johnson. En termes de gestion des arrivées de migrants via la Manche et d’accueil des demandeurs d’asile au Royaume-Uni, elle devrait perpétuer la politique ferme de son prédécesseur.

Au Royaume-Uni, la relève de Boris Johnson, père du dispositif d’expulsion des migrants vers le Rwanda, est assurée. La très libérale Liz Truss est devenue ce mardi 6 septembre la troisième femme à diriger le gouvernement britannique, après Margaret Thatcher et Theresa May, au terme d’une campagne très à droite.

La nouvelle Première ministre britannique, 47 ans, qui a promis de gouverner « comme une conservatrice », s’est notamment démarquée de ses adversaires sur les baisses d’impôt. Elle va entrer au 10 Downing Street dans un contexte économique et social explosif, marqué par une inflation qui dépasse les 10%, une hausse exorbitante des factures d’énergie prévue à l’automne et des grèves qui s’étendent.

Mais un autre sujet brûlant attend Liz Truss : celui des arrivées irrégulières de migrants par la Manche, sans cesse plus nombreuses. Sur ce dossier, la quadragénaire ne devrait pas se départir de la politique menée par son prédécesseur.

Farouche partisane de l’accord avec le Rwanda
Liz Truss a d’ailleurs promis, non seulement de poursuivre, mais de mettre les bouchées doubles en ce qui concerne la mesure phare – mais toujours au point mort – de l’ancien gouvernement contre l’immigration illégale : les expulsions de migrants vers le Rwanda.

Preuve de son zèle sur le sujet : durant l’été, Liz Truss, alors secrétaire d’État aux Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement, avait été accusée d’avoir sciemment retardé la publication d’un rapport sur les droits de l’Homme, qui comportait des critiques sur la situation au Rwanda, afin de ne pas mettre en péril cet accord.

>> À (re)lire : Royaume-Uni : quand les autorités sous-traitent le sauvetage de migrants à des sociétés privées

La justice britannique a commencé lundi à examiner les recours déposés par des associations devant la Haute-Cour de Londres contre ce projet hautement controversé. Espérant lutter contre ces traversées à bord de petites embarcations en constante augmentation et réaliser l’une des promesses du Brexit en luttant contre l’immigration clandestine, le gouvernement conservateur a conclu en avril un accord avec le Rwanda.

Ce dispositif d’expulsion avait ensuite été validé par les tribunaux britanniques qui avaient débouté des associations s’y opposant. Mais le 14 juin, la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) avait empêché in extremis le décollage du premier vol à destination de Kigali, estimant que la justice britannique devait en examiner la légalité dans le détail.

Suite à ce revers, le gouvernement, déterminé à avoir les mains libres en matière d’immigration, avait présenté au Parlement un projet de loi « Bill of Rights » (déclaration des droits) permettant d’outrepasser cette juridiction veillant au respect de la Convention européenne des droits de l’Homme.
loi qui ferait en sorte que le gouvernement puisse à l’avenir ignorer ce type d’injonctions provisoires de la CEDH. La « Bill of Rights » prévoit par ailleurs de faciliter l’expulsion des condamnés étrangers, en limitant leur possibilité de faire prévaloir leur droit à la vie familiale sur la sécurité publique. Autant de mesures auxquelles Liz Truss est favorable.

La Première ministre entend également chercher d’autres pays qui accepteraient de prendre, à la place du Royaume-Uni, ces candidats à l’asile indésirables.

Suella Braverman promet de sévir contre « les fraudes du système »
Sur la même ligne dure, Suella Braverman, conseillère juridique du gouvernement et initialement candidate au poste de Premier ministre, accède quant à elle au ministère de l’Intérieur, en remplacement de Priti Patel. C’est cette « pro-Brexit pure souche », comme elle se présente, qui héritera, en première ligne, du dossier des milliers de migrants arrivant sur les côtes britanniques.

Fille d’un immigré d’origine indienne au Royaume-Uni, elle a fait vœu, elle aussi, de sévir. Lorsqu’elle était candidate pour la fonction suprême, elle s’était présentée comme « la seule capable d’arrêter les petits bateaux » de migrants qui accostent sur les côtes anglaises.

En mars dernier, lors d’un débat télévisé, Suella Braverman avait plaidé pour un renforcement des contrôles de sécurité visant tous ceux qui essaient d’entrer dans le pays. Il y a eu « des tentatives de falsifications de documents aux frontières et de frauder le système pour entrer illégalement », avait-elle affirmé.

« Nous avons un bilan dont je suis très fière », avait-elle par ailleurs déclaré, en référence à la politique migratoire de l’île qu’elle semble juger généreuse. « Que cela soit les Afghans, les Syriens, ou même les citoyens de Hong Kong, nous avons relogé et accueilli plus de 25 000 réfugiés depuis 2015. »

>> À (re)lire : Royaume-Uni : la détresse psychologique des demandeurs d’asile menacés d’expulsion vers le Rwanda

Des chiffres très loin de la réalité des arrivées dans le pays : rien qu’en 2021, 28 000 exilés ont traversé la Manche. En 2022, les arrivées ont déjà quasiment atteint ce record, malgré les mesures dissuasives inlassablement imaginées par les autorités. Selon un récent rapport parlementaire britannique, le total cette année pourrait atteindre 60 000.

Une fois arrivés sur ce territoire tant convoité, les migrants se trouvent confrontés à un système d’accueil complexe et opaque, voire déshumanisant. Au cours du processus de demande d’asile, nombreux sont ceux qui se retrouvent laissés dans l’incertitude, trimballés d’hôtel en hôtel à travers le pays, sans souvent être informés de leurs déplacements avant le dernier moment, avait constaté InfoMigrants au mois d’avril.

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Sommet de l’OCS: Poutine et Xi affichent leur solidarité face aux Occidentaux

Les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine ont affiché ce jeudi leur volonté de se soutenir et de renforcer leurs liens en pleine crise avec les Occidentaux, lors de leur première rencontre depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.


C’était l’événement le plus attendu du sommet, et il n’a pas déçu. Vladimir Poutine et Xi Jinping se sont rencontrés en marge d’un sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Samarcande, en Ouzbékistan, au moment où les relations entre leurs pays et les États-Unis sont fortement tendues. Dans ce contexte, le rapprochement entre Pékin et Moscou, dont les relations ne sont pas exemptes de frictions, fait figure de front face à des États-Unis qu’ils jugent hostiles à leurs intérêts.

« La Chine est disposée à travailler avec la Russie pour assumer leur responsabilité de grandes puissances, jouer un rôle de premier plan et injecter de la stabilité et de l’énergie positive dans un monde parcouru par le chaos », a déclaré Xi Jinping au début de l’entretien retransmis en direct.

Selon la télévision d’État chinoise, Xi Jinping a également dit à Vladimir Poutine que la Chine était prête à « travailler avec la Russie à un soutien ferme et mutuel sur les questions liées aux intérêts fondamentaux de chacun et approfondir la coopération ». Poutine, de son côté, a dénoncé les tentatives occidentales de « créer un monde unipolaire », qui ont « récemment pris une forme absolument laide et sont totalement inacceptables », visant clairement les États-Unis.

« Nous expliquerons en détail notre position » sur l’Ukraine
Leur précédente rencontre remontait à février dernier, lorsque le président russe s’était rendu aux Jeux olympiques d’hiver de Pékin. Ils avaient alors proclamé leur amitié « sans limite ». S’il a salué jeudi la « position équilibrée » de Xi Jinping sur l’Ukraine, le chef de l’État russe a aussi dit « comprendre [ses] questions et [ses] inquiétudes » à ce sujet. « Nous expliquerons en détail notre position », a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

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Pékin n’a ni appuyé, ni critiqué publiquement l’invasion russe, tout en exprimant plusieurs fois son soutien à Moscou face aux sanctions occidentales.

À quelques semaines du congrès du Parti communiste, au cours duquel il va briguer un nouveau mandat, Xi Jinping espère renforcer sa stature de dirigeant de premier plan. Vladimir Poutine, lui, veut montrer que la Russie n’est pas isolée malgré les sanctions occidentales et alors que son offensive en Ukraine marque le pas.

Une patrouille russe et chinoise dans le Pacifique
Jeudi, il s’est entretenu avec les présidents du Kirghizstan, du Turkménistan et le président iranien, qui lui a certifié que les sanctions qui les frappent ne feront que renforcer leurs relations. Ce vendredi, le président russe doit aussi s’entretenir avec le Premier ministre indien, le président turc et le président azerbaïdjanais, en pleine période d’accrochages sanglants avec l’Arménie et alors que la Russie se voit comme un médiateur entre les deux ex-républiques soviétiques. Selon la télévision étatique chinoise, Xi Jinping devait également avoir des discussions avec le président biélorusse Alexandre Loukachenko, le principal allié de la Russie.

Comme pour signaler leur rapprochement face aux tensions avec les Occidentaux, des navires russes et chinois ont effectué jeudi une patrouille commune dans l’océan Pacifique afin de « renforcer leur coopération maritime », a déclaré le ministère russe de la Défense. Vladimir Poutine a d’ailleurs réitéré le soutien de Moscou à Pékin au sujet de Taïwan, où des visites de responsables américains ces dernières semaines ont suscité l’ire de la Chine, condamnant une « provocation ».

(Avec AFP)

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Arselan Chikhaoui, expert en géopolitique : «L’Algérie, un acteur clé de la réconciliation interarabe»

«Le dialogue et la réconciliation politique inclusive sont les voies qui seront prônées par l’Algérie à l’occasion du prochain Sommet, à Alger, de la Ligue Arabe », estime Arselan Chikhaoui, expert en géopolitique. «L’Algérie demeure incontestablement un acteur clé dans les processus de réconciliation et de stabilité compte tenu de son expertise avérée à travers les cinquante dernières années» a-t-il en effet insisté dans une déclaration à El-Moudjahid. Et d’ajouter : «Il est clair aussi que l’Algérie va continuer à militer pour la résolution de toutes crises et conflits quelle que soit leur intensité dans la région du Monde Arabe ou dans d’autres régions par des solutions politique». Selon lui, les principaux sujets qui seront examinés à l’occasion de la prochaine réunion de la Ligue arabe portent notamment sur «la question de la résolution des conflits de faible intensité en Libye, au Yémen, la question Palestinienne, le dossier du Sahara Occidental, le dossier sensible de voisinage lié au Grand Barrage de la Renaissance éthiopienne, le dossier irakien, l’appui au processus de paix durable en Ukraine du groupe de contact arabe». Notre interlocuteur évoque en outre le volet de la coopération de la Ligue arabe avec l’ONU, qui sera passée en revue lors du prochain Sommet, et ce, compte tenu, analyse M. Chikhaoui, «des effets de la crise politico-militaire russo-ukrainienne». Il a également mis l’accent sur l’un des points fondamentaux qui sera certainement retenu à l’ordre du jour, à savoir la réforme institutionnelle de la Ligue arabe en vue, dit-il, «de son adaptation au nouveau contexte géopolitique qui est en train d’émerger».
Au vu de cette feuille de route étoffée qui fera l’objet de concertation approfondie lors du prochain Sommet arabe, l’expert Chikhaoui se dit convaincu que cette réunion du 1er novembre prochain «sera le moteur de la nouvelle dynamique de la Ligue arabe qui est incontestablement à la croisée des chemins». Il estime que la décision récente de la Syrie de différer son retour à la Ligue arabe «contribue à éviter les malentendus et à faire évoluer le processus de sérénité dont la Ligue arabe a besoin pour se projettera. Le prochain Sommet arabe à Alger est à double symbolique», poursuit notre interlocuteur, expliquant que l’événement correspond à la célébration du 68e anniversaire du déclenchement de la Révolution contre la colonisation française et également le 44e anniversaire de la déclaration d’Alger du 15 Novembre 1988 par l’OLP retenue par l’Etat de Palestine comme sa déclaration d’indépendance. «Deux dates symboles qui marquent la constance de la position de l’Algérie à l’autodétermination et à l’indépendance des peuples» a t-il rappelé. A ce titre, l’expert souligne «qu’à l’heure de la reconfiguration des alliances géopolitiques suite à la crise politico-militaire russo-ukrainienne et la crise sanitaire de la Covid-19, avec le développement progressif d’un monde multipolaire, l’Algérie réaffirme clairement ses appartenances géographiques et définit ses aires d’intérêts géoéconomiques et stratégiques, et par la même affiche clairement ses positions de principe qui demeurent immuables par rapport au respect de la volonté des peuples d’accéder à leur autodétermination et à leur indépendance». C’est ainsi le cas de la résolution des questions de la Palestine et du Sahara occidental, a t-il précisé. «Face aux nouveaux défis d’une région en pleine mutation, des enjeux de sécurité, d’intégration et de convergence régionales, l’Algérie est, sans aucun doute, dans une phase d’adaptation de sa doctrine en matière de politique étrangère pour son positionnement stratégique sur la scène internationale.C’est dans un esprit de realpolitik que l’Algérie est en train, aujourd’hui, de s’arrimer aux espaces géopolitiques», a t-il conclu.

Karim A.

Karim AoudiaJournaliste

13-09-2022

Actualités, points de vue 0 comments on Israël rappelle le chef de son bureau de liaison à Rabat

Israël rappelle le chef de son bureau de liaison à Rabat

Par Khalil Ibrahimi le 06/09/2022 à 10h02 (mise à jour le 06/09/2022 à 10h33)

Le ministère israélien des Affaires étrangères a décidé, ce mardi 6 septembre 2022, de rappeler le chef de son bureau de liaison à Rabat, David Govrin, sur fond d’un scandale de harcèlement sexuel, de dissimulation de cadeaux et de népotisme.

AA
Le scandale des soupçons de prévarication au sein du bureau de liaison de Tel Aviv à Rabat prend de plus en plus d’ampleur. D’après de nombreux médias israéliens, dont le très sérieux Haaretz, ou encore Jerusalem Post, le ministère des Affaires étrangères de l’Etat hébreu a décidé, ce mardi 6 septembre 2022, de rappeler le chef de ce bureau au Maroc, David Govrin. Ceci, suite à des allégations de harcèlement sexuel et de conflits internes au sein de cette représentation diplomatique.

David Govrin est également soupçonné d’avoir omis de signaler un précieux cadeau reçu de la famille royale marocaine et d’avoir permis à une connaissance à lui d’organiser des événements diplomatiques alors qu’elle n’occupe aucun poste au sein du bureau de liaison.

Harcèlement, conflits internes… Tel-Aviv enquête sur des soupçons d’irrégularités au bureau de liaison de Rabat

Toujours d’après Haaretz, le ministère des Affaires étrangères d’Israël a confirmé avoir ouvert une enquête à l’endroit de Govrin il y a quelques semaines. De hauts fonctionnaires au sein dudit ministère seraient également impliqués dans les méfaits précités.

Pour rappel, David Govrin a occupé une série de postes au ministère des Affaires étrangères liés au Moyen-Orient et a officié en tant qu’ambassadeur d’Israël en Égypte. Il a été nommé à son poste au Maroc en février 2021, suite à la reprise des relations diplomatiques entre Rabat et Tel Aviv.

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Omar 6 September 2022 13 h 18 min
Voilà un etat qui se respecte…
Répondre

Driss 6 September 2022 12 h 57 min
Le titre est mal choisi !
Répondre

Benazzouz 6 September 2022 13 h 58 min
Très mal choisi, il fais penser à une brouille diplomatique

houssa 6 September 2022 13 h 43 min
Absolument!!!!

MOUNIR the MOROCCAN 6 September 2022 12 h 31 min
on perd un ami.
Répondre

Dida 6 September 2022 10 h 56 min
Casher sais pas chers
Répondre
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Actualités 0 comments on Rapprochement d’Emmanuel Macron avec le régime algérien : le rôle incontournable du général-major M’henna Djebbar

Rapprochement d’Emmanuel Macron avec le régime algérien : le rôle incontournable du général-major M’henna Djebbar


C’est l’homme clé qui a beaucoup peser dans les coulisses sur la réussite du rapprochement entamé par Emmanuel Macron avec le régime algérien. Sans cet homme, la visite de Macron à Alger et Oran ponctué par une réunion historique et inédite entre les services secrets algériens et français n’aurait jamais été une réussite. Cet homme s’appelle le général-major M’henna Djebbar, l’actuel patron de la direction générale de la Lutte contre la Subversion (DGLS), le tout nouveau service secret algérien créé depuis novembre 2021 et confié à ce cacique du renseignement algérien qui avait dirigé de 1995 jusqu’à 2013, la Direction Centrale de la Sécurité de l’Armée (DCSA), le puissant renseignement militaire algérien.

Homme de réseau et jouissant d’un impressionnant carnet d’adresses en France, M’henna Djebbar est le général algérien qui connaît le mieux les services secrets français. Il connaît Bernard Emié, l’actuel patron de la DGSE, les services secrets français, il avait connu également Bernard Bajolet, l’ex-patron de la DGSE de 2013 jusqu’à 2017, et de nombreux autres puissants patrons des services français comme Bernard Squarcini.

Francophone et francophile, M’henna Djebbar connaît parfaitement les rouages des services de sécurité français et dispose de relais puissants au plus haut sommet de l’Etat français. Très apprécié en France pour son écoute et sa collaboration fructueuse avec les autorités françaises sur de nombreux dossiers, M’henna Djebbar a fait plusieurs voyages en France depuis le début de cette année 2022 pour rencontrer Bernard Emié et des conseillers de l’Elysée afin de lancer le processus de négociations avec les autorités françaises concernant un retour à la normale dans la coopération entre les deux pays. De nombreux malentendus suscitant des tensions entre Paris et Alger ont été étudiés par Bernard Emié et M’henna Djebbar avec pour résultat l’aboutissement à l’organisation en grande pompe de la visite de Macron à Alger et Oran du 25 au 27 août dernier.

Lors de la réunion historique organisée à la résidence du président algérien Tebboune à Zéralda, alors que le repas de vendredi 26 août n’a pas encore commencé, les deux chefs d’Etat Emmanuel Macron et Abdelmajid Tebboune, entourés de leurs principaux responsables militaires et du renseignement, on voyait au premier plan, à gauche : Bernard Emié, patron de la DGSE, et à droite, M’henna Djebbar, le patron de la DGLS. Les deux hommes qui ont certainement permis à Alger et Paris de se retrouver après une profonde brouille diplomatique qui a duré presque deux ans.

Actualités, points de vue 0 comments on En marge du Sommet Japon Afrique à Tunis : Les nouvelles priorités de la politique extérieure .. Par Kamel Ben younes

En marge du Sommet Japon Afrique à Tunis : Les nouvelles priorités de la politique extérieure .. Par Kamel Ben younes

* Comment éviter une nouvelle crise inter arabe ou inter Maghrebine ?

Par Kamel Ben younes


Sans s’arrêter sur les détails, la 8ème conférence Japon Afrique organisée à Tunis était une occasion pour revoir les priorités de la politique extérieure et de coopération internationale de la Tunisie.

Des centaines de représentants des secteurs privé et public au Japon et en Afrique avaient l’occasion de prendre contact et de discuter des projets concrèts d’investissement mixte ou triangulaire.
Des centres d’études indépendants, des ONG indépendantes ainsi que l ‘UTICA avaient organisé des conférences avant le sommet des chefs d’ États et des officiels..

Accord et projets concrets

Dans certains cas il y avait des séances de travail elargies et des workshops professionnels ainsi que des cérémonies de signatures « d’accpphh mords » ou de « protocoles » de coopération…

Certainement il y avait du concret, même si les « lacunes » étaient nombreuses, dont le manque de concertation entre les « grands décideurs » économiques et politiques nationaux et régionaux.
Ces concertations auraient encouragé les 3 milles entreprises qui avaient assisté au Ticad 6 à se déplacer en Tunisie pour le Ticad 8.
Le niveau des chefs des missions aurait pu être plus élevé, notamment pour certains pays comme le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Égypte, l’Algérie, l’Éthiopie…
Le boycott par Rabat n’était oas prévu. et Tunis pouvait l’ eviter si les diplomates et les leaders politiques avaient mieux géré le dossier du Front Polizario.
Depuis 1995 l’expresident du Polizario et ses condeiilers avaient assisté à Tunis dans le sommet africain et des reunions de l’ONU. Mais il n’ont jamais eu droit au statut de « chef d’état » ou de représentants d’états souverains, tout simplement car ils ne le sont pas. L’ ONU n’a jamais reconnu le Front Polizario comme « etat indépendant » même si ses représentants sont invités avec le statut d' »observateurs » à Bruxelles, Genève et New-York…
Toutefois cette « gaffe diplomatique » pourrait être « corrigée » immédiatement entre diplomates et hauts responsables à Tunis et à Rabat.

Une délégation à Rabat

Il faudrait commencer par envoyer une délégation à Rabat
présidée par la cheffe du gouvernement ou un grand conseiller er à Carthage.
Les conseillers sécuritaires, militaires et diplomatiques de la présidence pourraient faire partie de la délégation.
C’est très sérieux.
Il faudrait maîtriser l’incident de vendredi dernier et relancer la « coopération stratégique et historique  » entre la Tunisie et le Maroc tout en revalorisant le partenariat entre Tunis et Alger.
L’Algérie et le Maroc étaient depuis la période coloniale des pays frères, amis et alliés à la Tunisie et son agenda.
Nul n’a intérêt aujourd’hui de les transformer en « ennemis ».
La politique étrangère réussit n’est autre que la bonne convergence d’intérêt et la bonne gestion de la politique étrangère et de coopération internationale.
Certes, les accidents et les crises peuvent avoir lieu.
Mais il faut savoir kes les gérer dans le calme, avec pragmatisme et efficacité.
Pour le cas des pays voisins, comme le Maroc et l’Algérie, le carnet d’adresse des patriotes tunisiens est riche.

La diplomatie parallèle

Des centaines de diplomates, des hommes d’affaires, des intellectuels et représentants de la société civile seraient prêts à  » agir immédiatement » pour atténuer les impacts néfastes de cette crise, et éviter de la voir se transformer en  » un nouveau conflit inter arabe et inter maghrebin durable »..
Certains « lobbies internationaux » essaient depuis longtemps à impliquer la région du « Grand Maghreb » ainsi que les pays du Sahel et du Sahara africain dans des « guerres par procuration » et des « conflits » similaires à ceux du Moyen Orient, du Golfe et de l’Asie Centrale « et du » Sud Est ».
Tunis avait réussi grâce à sa politique étrangère « classique », de « non ingérence », à empêcher l’extension des conflits de l’Est du Monde arabo Musulman à son Ouest « .
Ce n’est pas en ce moment qu’il faudrait changer de stratégie.
Certes il faur revoir les priorités de la politique internationale du pays.
Mais la nouvelle réflexion devrait être lancée dans le cadre du respect des valeurs et principes internationaux, dont le « non alignement », lorsque des pays amis, ou « frères », sont en guerre ou subissent des » pressions  » pour les impliquer dans de nouveaux » conflits politico militaires ».

« Diviser pour reigner  »

Certaines puissances « neo coloniales » souhaiteraient vendre plus d’armes et relancer leurs stratégies du 20eme siècle : « Diviser pour reigner ».

Depuis la fin de de la 2ème guerre mondiale, les pays arabo africains et du « Tiers-Monde » sont victimes de » guerres d’usures ».
Les gouvernements des pays » dits indépendants « , dont les pays africains, ne cessent de faire des » concessions  » aux » grands décideurs du monde « , même si le coût est très élevé économiquement et militairement.
Il faudrait en finir et réaffirmer la volonté d’indépendance économique, militaire et politique.
Que faire ?
Il faut commencer par faire le suivi des travaux des conférences multilatérales, dont celui du TICAD 8, de l’Union Africaine et des pays « non alignés »..
C’est un processus à « moyen et long terme « . Mais il faut commencer.
La réunion du TICAD 8 à Tunis n’est qu’un début. Il faut continuer à diversifier ses partenaires régionaux et internationaux.
Mais il faut surtout éviter de tomber dabs dans le « piège » des campagnes de propagande médiatiques, politiques contre Rabat, Alger ou autres allié regional et international…

Actualités, points de vue 0 comments on Les exercices conjoints entre l’Algérie et la Russie visent-ils le Maroc?

Les exercices conjoints entre l’Algérie et la Russie visent-ils le Maroc?

Les exercices conjoints entre l’Algérie et la Russie visent-ils le Maroc?
Yasmine Saih
mercredi 10 août 2022 – 21:00
L’opération « Bouclier du désert » entre l’Algérie et la Russie a été confirmée par Moscou. Il s’agira d’exercices militaires conjoints qui auront lieu en novembre à quelques kilomètres de la frontière marocaine.

Dans une nouvelle manifestation d’hostilité envers le Maroc, le voisin de l’Est s’est engagé avec son principal fournisseur d’armes pour effectuer des exercices militaires. Ce sont 80 soldats russes qui se rendront dans la région de Béchar, 3ème région militaire algérienne, non loin de la frontière marocaine.

Ce choix du lieu pour effectuer ces exercices conjoints n’est pas innocent, puisqu’il s’agit de la région militaire où officiait l’actuel général corps d’armée, Said Chengriha pendant de nombreuses années. Ce dernier était en charge de la préparation des troupes à d’éventuelles attaques contre le Royaume.

L’idée de faire venir des soldats russes sur place pour effectuer des exercices conjoints, à Hammaguir, soit à seulement 50 kilomètres de la frontière marocaine est la dernière forme de provocation qui matérialise les initiatives belliqueuses de l’Algérie vis-à-vis du Maroc.

L’opération militaire intervient après la fin des exercices conjoints entre les Etats-Unis et le Maroc dans le cadre de l’African Lion qui a connu aussi la participation de plusieurs alliés de Washington en Afrique et ailleurs.

Le thème de l’exercice russo-algérien porte sur les actions tactiques pour rechercher, détecter et neutraliser les groupes armés illégaux. Selon le programme, des manœuvres ont également prévu avec les armées du Pakistan, d’Egypte, du Kazakhstan.

Selon le communiqué, les exercices impliqueront des éléments des brigades « motostrelki », l’infanterie mécanisée du Caucase russe. Le motostrelki est une partie importante des forces armées russes qui utilise des véhicules BMP, que l’Algérie a également achetés. Le pays aurait récemment acquis une centaine de BMP-3, le dernier modèle et aurait modernisé ses BMP-1 et BMP-2.

Le choix de l’annonce de la confirmation de ces exercices coïncide avec tournée africaine du secrétaire d’État Antony Blinken, tandis que l’annonce initiale avait été faite par le ministère russe de la Défense peu après le début de la guerre en Ukraine et peu après la visite de Blinken au Maroc puis en Algérie.

« Le moment choisi pour cette annonce suggère une intention de la part des gouvernements algérien et russe de défier les États-Unis et leurs alliés dans la région », indique le média espagnol Atalayar.

Ce rapprochement de l’Algérie avec la Russie intervient dans un contexte géopolitique où l’Algérie est de plus en plus isolée sur la scène internationale. Le pays nourrit l’ambition de se positionner sur l’échiquier mondial en se rapprochant d’une puissance comme la Russie, en faisant revivre l’idée des deux blocs occidental et soviétique de la période de la guerre froide, et dans laquelle le Maroc serait l’allié de Washington et l’Algérie celle de Moscou.

Sauf que dans les faits, la Russie reste distante et ne s’ingère pas dans le conflit qui oppose l’Algérie au Maroc, en adoptant une démarche prudente et en soignant ses intérêts avec Rabat. Et pour l’Algérie, elle adopte une position mi-figue mi-raisin, en laissant croire qu’il y a alliance avec l’Algérie, mais en ne s’imposant principalement qu’en termes de fournisseur d’armes et c’est dans ce cadre que les exercices conjoints seront organisés.

« L’Algérie est un acteur particulièrement opaque lorsqu’il s’agit de ses forces armées, mais sa collaboration militaire avec Moscou est notoire. L’industrie de l’armement russe a toujours été le principal fournisseur d’Alger, qui ne cherche qu’occasionnellement d’autres fournisseurs, la France remplissant régulièrement ce rôle », ajoute le média ibérique.

Les contacts avec la Russie et l’Algérie se sont renforcés ces derniers mois, surtout à l’initiative d’Alger qui a rapidement organisé une visite de son chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra au lendemain d’une visite du secrétaire d’Etat Antony Blinken et sa rencontre avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune.

En outre, l’Algérie compte sur le soutien de la Russie pour appuyer sa candidature pour rejoindre le groupe des Brics, un groupe économique et politique composé de la Russie, de la Chine, de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud.

Moscou et Alger ont récemment renouvelé leur partenariat stratégique dans plusieurs domaines, dont un renforcement souhaité de leur coopération dans le domaine énergétique étant tous les deux des pays producteurs d’hydrocarbures.

Algérie Exercices militaires Russie
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par Taboola
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Actualités, points de vue 0 comments on Tunisie : La politique étrangère en periode de transition : neutralité et risques .. Par Kamel Ben younes

Tunisie : La politique étrangère en periode de transition : neutralité et risques .. Par Kamel Ben younes

Malgré les campagnes médiatiques internationales avant et après le  » référendum » du 25 juillet, contre le processus politique du gouvernement et du chef de l’etat , la politique étrangère de Kaies reste sa « carte gagnante ».
Certes, le gouvernement a été violemment critique par de hauts responsables américains européens et du G7 depuis le « coup de force » du 25 juillet 2021″.

Les pressions étaient multiples pour « encourager » l’equipe du chef de l’etat à respecter « les acquis politiques et démocratiques », dont la liberté d’expression, la séparation des pouvoirs, les élections libres le dialogue national inclusif et la coopération avec la société civile et les partis politiques.
Le résultat était  » la carte de route » annoncée en septembre dernier : une consultation électronique en décembre, un référendum le 25 juillet sur un projet de constitution et des élections en decembre prochain.

« Affaiblir les integristes et les syndicats  »

Les reactions en Tunisie et dans les capitales étaient contradictoires : des « oui.. mais », des « non.. mais » ainsi que des appels à « l’inclusion » et au « retour au processus démocratique et parlementaire »…
Certains leaders politiques et syndicalistes avaient mal compris les « reserves » et « critiques » annoncées par les parlementaires et diplomates americains et européens.
La « colère » des grands décideurs à Paris, Bruxelles, Berlin et Washington a été surestimé.
Les chefs de l’opposition tunisienne n’avaient pas compris depuis le 25 juillet 2021 que les « grands décideurs politiques et sécuritaires » nationaux et internationaux étaient pour « un changement sérieux » du système politique de la Tunisie « paralysée à cause des conflits de pouvoir » entre les présidents du parlement, du gouvernement et del’etat d’un côté, entre le parlement et le pouvoir executif de l’autre.
Il y avait un « consensus » entre les « amis de la Tunisie » et des leaders tunisiens : il fallait finir avec ce « conflit d’intérêts », renforcer le rôle d’arbitre de l’armée et du palais de carthage, tout en assurant le maintien de la sécurité et du processus démocratique et parlementaire.
Il y avait également un choix très clair :il faut limiter l’ingérence des leaders des syndicats et de « l’ Islam politique », dont Rached Ghannouchi, dans la gestion des principaux dossiers politiques, diplomatiques et securiraires de l’etat.
Toutefois, il était prévu d’annoncer des elections parlementaires anticipées et réduire immédiatement le rôle de L’UGTT, de la Nahdha et des partis politiques…
Ce n’était pas le cas…
La situation politico sécuritaire s’est compliquée..
L’amalgame se généralise.
Tout le monde n’est pas satisfait : Kaies et ses alliés n’avaient pas réussi à écarter leurs « adversaires » ni à créer un  » front révolutionnaire » capable de présenter des alternatives sérieuses aux problèmes socio économiques, sécuritaires et politiques.
Les alliés régionaux et internationaux du gouvernement ne sont pas contents non plus. Certains l’accusent à travers leurs médias et diplomates de s’orienter vers les « ennemis des pays démocratique » dont la Chine, la Russie, l’Iran…
D’autres présentent des « réserves » sur la politique étrangère de Kaies Seaied, notamment à cause de son rapprochement avec Alger etvMoscou ou Abou Dhabi et Le Caire, y compris quand il s’agit des conlits en Libye, en Ukraine ou au Sahara occidental..

Le président « le plus coopérant »

Toutefois un train peut cacher un autre.
Les commentaires, les suggestions et les critiques des capitales et médias occidentaux ne signifient pas une « rupture » diplomatique et sécuritaire avec Carthage.
Elles sont plutôt des « conseils » présentés à un gouvernement d’un pays ami », afin de l’aider à affaiblir « le danger de l’islam politique », des syndicats et des partis « populistes » et  » retrogrades » dont celui de Abir Moussi  » ,le Parti Libre Destourien »,qui défend encore les politiques des ex présidents Habib Bourguiba ( 1956_ 1987)et Zine El Abidine Ben Ali (1987_2011).
Malgré les déclarations « musclées » en Eurooe et à Washington crutiquant « les dérives sécuritaires » de Carthage, de grands décideurs occidentaux considèrent Kaies Seaied « le président le plus coopérant » dans certains dossiers securiraires et geo stratégiques dont ceux de la migration clandestine , la lutte contre le terrorisme et la « neutralité » dans les conflits regionaux et les  » nouvelles guerres par pricuration » en Libye, en Afrique sub saharienne et au « Grand Moyen Orient »..
La Tunisie n’est plus un acteur influent dans certains dossiers, dont ceux de la Libye et du conflit Algero Marocain, mais cette « neutralité » est plutôt bien vue par certaines capiltales internationales et regionales…
Pour les décideurs de ces capitales, Kaies Seaied et son équipe ont fait le « meilleur choix » : éviter de s’impliquer dans des conflits entre « les grands »…

Pragmatisme et neutralité ?

A cette échelle, des observateurs ainsi que des diplomates se demandent si la politique étrangère du gouvernement tunisien pourrait être le « point fort » de Kaies Seaied et son staff au cours des prochains mois, voir des prochaines années.
Certes Paris, Bruxelkes et washibgton sont toujours « critiques » à l’égard de Carthage et suggère une nouvelle « ouverture politique » et un « respect des droits de l’homme »… ainsi qu’un « debat national inclusif ».
Cependant, il s’agit bien de « conseils ‘et » suggestions  » présentées à » un pays ami « et non de » pénalités « visant à » faire sauter un régime ennemi « …
Les priorités securiraires des partenaires de la Tunisie et des pays du Sud l’ emportent sur les anciennes priorités » politiques « , les intérêts l’emportent sur les principes et les valeurs démocratiques universelles…
Dans cette conjoncture la mission du gouvernement, du ministère des affaires etrangeres, des conseillers des palais de la Casbah et de Carthage est décisive. Elle va déterminer le prochain succès ou echec de la politique de coopération internationale du pays et de l’etat.
Le problème du financement international pourrait être réglé si les diplomates expérimentés en « diplomatie parallèle » seraient encourage par Carthage, la Casbah et le ministère des affaires étrangères, pour relancer un « lobbing » médiatique, diplomatique et financier en faveur de l’etat tunisien.
La politique étrangère serait une carte gagnante de Carthage et de Kaies Seaied.
Le slogant de « Neutralité positive » servirait les intérêts du peuple et de l’etat.

kamel ben younes
consultant international

Actualités, Interviews 0 comments on L’embrasement de la région des Balkans n’est dans l’intérêt d’aucune puissance

L’embrasement de la région des Balkans n’est dans l’intérêt d’aucune puissance

Arslan Chikhaoui, expert en géopolitique à la Patrie news : « L’embrasement de la région des Balkans n’est dans l’intérêt d’aucune puissance » 

By Soulef Biskri

2 Août 2022

Arslan Chikhaoui, expert en géopolitique à la Patrie news 

« L’embrasement de la région des Balkans n’est dans l’intérêt d’aucune puissance » 

Dans cette interview, Dr. Chikhaoui, expert en géopolitique, donne un éclairage sur les heurts survenus aux frontières entre le Kosovo et la Serbie, deux entités territoriales en conflit latent depuis plus de 20 ans. Il écarte une exacerbation de la situation, pour ne pas mettre davantage en péril le vieux continent, déjà durement ébranlé par la guerre russo-ukrainienne. 

Propos recueillis par S. Biskri

La Patrie news : Après de vives tensions aux frontières entre le Kosovo et la Serbie, le calme est revenu. Est-il précaire ou durable ? 

Arslan Chikhaoui : C’est une situation récurrente. La dernière en date fut septembre 2021.  Les récents heurts sont intervenus plusieurs mois après d’intenses manifestations contre la politique frontalière du gouvernement kosovar. Après le recul de Pristina sur pression des Etats Unis d’Amérique, les blocages ont été levés. Selon ma lecture et au regard du différent qui persiste depuis la division des deux entités en 1999, le calme est relatif donc précaire.

Il est utile de rappeler qu’en 2011, les deux pays ont engagé un dialogue pour tenter de résoudre leurs points d’achoppement en vue d’une possible future adhésion de la Serbie à l’Union Européenne, mais depuis, aucun progrès majeur n’a été observé. Par conséquent, la désescalade ne peut être durable que si le dialogue évolue.

L’Otan menace de mettre en action le KFOR. Qu’implique cette réaction offensive sans attendre une médiation politique ? 

Face à cette escalade, la mission de l’Otan, chargée d’assurer la stabilité dans la région depuis 1999, s’est dite prête à intervenir si nécessaire. L’Alliance a rappelé sa forte présence sur place et a précisé être en contact avec les représentants des autorités kosovares et le département de la défense serbe. Cette réaction offensive est plutôt de type préventif, pour éviter d’avoir un nouveau foyer de tension en parallèle avec celui en Ukraine et qui risque d’embraser toute la région.

Justement, le risque de l’embrasement de la région des Balkans est-il réel ? Serait-il en lien avec la guerre Russo-ukrainienne puisque la Russie et la Serbie se soutiennent tacitement ? 

Les Serbes du Kosovo ne reconnaissent pas l’autorité de Pristina, ni l’indépendance de son ancienne province à majorité Albanaise proclamée en 2008. Ils restent loyaux à Belgrade dont ils dépendent financièrement. Selon des observateurs avertis, il est fort possible que la Serbie ait fait monter les enchères dans le cadre d’une action géopolitique, profitant de la crise politico-militaire Russo-Ukrainienne pour avoir les faveurs de la Russie. Certaines sources avertis évoquent même que l’action est coordonnée avec la Russie. Ce que je ne pense pas.  L’embrasement de la région des Balkans n’est, de mon point de vue, dans l’intérêt d’aucune des puissances que ce soit l’Otan, l’UE ou la Russie. Par contre son instrumentalisation fait partie des leviers que les uns et les autres utiliseraient pour des compromis géopolitiques qui amèneraient à terme à une stabilisation de toute la région.

Un nouveau foyer de tensions en Europe. Quel retentissement pour le vieux continent et au-delà le monde ? 

Tout nouveau foyer de tension de quelque nature  que ce soit dans l’espace Europe ne ferait qu’accentuer la division stratégique et tactique des Etats membres de l’UE  très perceptible depuis la crise politico-militaire Russo-ukrainienne avec une annexion en perspective par la Russie du Donbass en complément de la Crimée qui l’a été en 2014. C’est l’enjeu de la projection des puissances navales en Méditerranée qui se joue présentement.

S.B.